16 août 2007
Mois d'août, Ratatouille et autres...
Ces derniers temps rien de bien palpitant à mettre sur le blog. La météo est pourrie au possible donc pas de sorties, ni de photos. Il n'y a rien de très stimulant dans ce mois d'août... A cela s'ajoute une indigestion de marriage. Pourtant mon médecin m'avait prévenu: Pas plus d'un marriage dans l'année sous risque de développer une crise aiguë de cynisme. Bah, reste des fiançailles dans quelques jours et on en aura fini avec le bonheur des autres. lol (Bon, après tout, ce sont des amis, alors on peut faire un effort...de temps en temps ^^).
Enfin, espérons que le séjour parisien à la fin du mois rattrapera tout ça. ;)
Tout de même, avec l'ami Guillaume (que j'ai rebaptisé Guillaume au bras cassé ;) ), nous sommes allé voir une petite production américaine indépendante qui est passé totalement inaperçue:
Le dernier film de Pixar (Cars) m'avait sérieusement gavé. A ma décharge, je l'ai vu dans l'avion qui nous emmenait, ma directrice de thèse et moi, à Tokyo, et je l'ai visionné après avoir épuisé les quelques 15 autres films disponibles sur la mini-télé présente devant mon siège. Donc après 8 heures de vol, quelques verres d'alcool (faut ce qu'il faut pour tenir 10 heures de vol le cul coincé dans un siège taille enfant et, surtout, pour y dormir), et après avoir supporté la 101ème blague de cul de ma directrice de thèse (une marrante...), je n'étais peut-être pas très frais pour voir Cars (en plus, ça parle de bagnoles, pffff).
Voilà pourquoi je suis allé voir Ratatouille avec beaucoup de prudence.
Hé bien on peut dire que je n'ai pas été déçu. Le film est génial! Reprenez tout ce que vous avez aimé dans les Walt Disney de votre enfance, modernisez-le et vous obtenez le dernier Pixar. On ne s'ennuie à aucun moment; le rythme des gags, des moments d'émotion, tout est parfaitement calculé. L'histoire est fun, l'animation est monumentale, de même que le travail graphique: Paris ressemble à Paris (géographiquement parlant), les régles de base de physique sont respectées (ben oui, un corps plongé dans l'eau fait des ch'tites bulles tout autour de lui, ou lorsqu'une goutte d'eau tombe sur un rat les poils s'imbibent; idem chez l'humain ;) ) et les mouvements des protagonistes sont remarquablement fluides et naturels. Bref, le film est un totale réussite.
Quelques critiques tout de même: Y'en a marre de la France d'Amélie Poulain!!!!!
A croire que dans l'esprit des américains l'évolution culturelle, industrielle et architecturale de la France s'est arrêtée dans les années 60-70. Bon, passons sur le fait que les hommes portent des bérêts, que l'amour à la française soit fait de cris, de coups (de feu) et de réconciliations passionnées, mais bon sang, aucune voiture n'a moins de 30 ans dans ce film. Autant cela ne posait pas de problème au début du film, où l'on peut croire que l'action se passe effectivement dans les années 70, autant ça perd en crédibilité lorsque certains personnages évoquent une notion très actuelle comme les tests ADN, sortent de leur sac une bombe anti-agression au poivre ou montent le dernier modèle de scooter. On se retrouve en plein milieu du film dans une sorte de paradoxe temporel un peu lourdingue. Bon, tout de même, cela ne gêne pas tant que cela le plaisir que l'on ressent à voir ce film.
Je reste cependant avec un sale arrière goût quant à ce décalage temporel. C'est comme si, dans l'esprit des gens (américain mais français compris), la France s'était arrêtée aux années 70. On se retrouve avec toute une génération d'adulte qui vénérent des films comme Amélie Poulain, Les choriste ou des série comme Louis La Brocante. Maintenant, je ne suis pas sur que les nouvelles générations s'éclatent à voir une représation du pays où ils vivent aussi désuète et anachronique. Y'a comme qui dirait un malaise. Ben oui, parceque dans la France d'autrefois (vous savez celle qui vote comme il faut), il n'y a pas beaucoup d'arabes, de noirs ou de jaunes. Imaginez trente secondes les choristes avec un noir ou un p'tit arabe dedans, ça risque de faire tache, non? Pire ça ressemblerait à Sister Act! De même, on reste dans le décalage quand il s'agit d'homosexualité. La France (celle d'en bas comme on aime l'appeler) s'est concrétement arrêtée à la cage aux folles, et ce n'est pas le dernier film surmédiatisé français qui parlait d'homo qui me fera changer d'avis. Poltergay est dans la même veine: une image de merde des homos. Et encore, les mecs ont plutôt du bol, ils existent au cinéma parce que nos amis goudous n'ont pas droit de cité dans les Grands films de divertissement à la française. Après on s'étonne que j'ai déserté l'UGC pour les cinéma d'art et d'essai. Au moins dans les films peu médiatisés on parle des homos avec un minimum de respect. Je ne désepère pas de voir un jour un film sur les n'ours de France (à l'image de cachorro en Espagne). Ce qui m'amène à vous recommander chaudement un film qui vient juste de sortir:
Une histoire de filles (pour une fois).
Bise d'ours (mal léché)!
Commentaires
ben alors...
t'es colère mon doudou ???
Non, non, ^^
J'étais juste un peu grognon quand j'ai écrit ce post.
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