L'oeil du tigre

Le blog d'un nordiste aimant les nounours et la photographie.

04 novembre 2008

Je vais pas la ramener...

...mais dans la mesure où un certain nombre de personne râle pour que j'écrive sur ce blog... Donc... Enfin... Bref...

"Suite à la mobilisation général autour de moi pour que je dépoussière mon blog...."

Je reviens ramener ma fraise pour un court Post. Il est 23h30 et je suis crevé alors je vais faire court. Je ferai plus long demain, ou après demain, ou un jour quelconque.

Donc, le blog a changer de gueule; tout comme moi: la barbe se révèle un peu plus longue (y a même un poil blanc qui pousse dans un coin  pour me rappeler de devenir sérieux). Pour le blog, je suis passé au noir et blanc en attendant de mettre (peut-être ) un peu de couleur dans cet environnement.

Ainsi en va la vie, les choses changent, évoluent, jamais de la façon dont on peut s'y attendre, pour le pire (parfois) pour le meilleur (souvent. Oui, je regarde le verre à moitié plein en général). Autour de soi, on voit des gens heureux, d'autre moins. Certain tombe amoureux, d'autre cherche encore l'amour. Et là je m'aperçoit que je tombe dans la sensiblerie la plus crasse.  Les soirées d'hivers ont cette capacité à me rendre introspectif (enfin, juste ce qu'il faut, je suis moins névrosé qu'on pourrait le croire, sinon ce blog aurait des messages plus régulier).

A Lille le froid est revenu, les mâtinés sous la couette sont les bienvenue, les cabanons de bois sont de retour sur la place Rihour, bientôt la Grand Place verra pousser sa grande roue traditionnelle et d'immondes Pères-noël de plastique. Le grand centre EuraLille fourmillera de mère de famille au bord de la dépression nerveuse pour cause de préparation de fêtes de noël dans l'urgence. Comme si on pouvait pas repousser cette fête immonde au printemps? Histoire qu'on nous laisse hiberner en paix...

Parlant d'hibernation, j'y retourne de ce pas.

En attendant, suivez les conseils d'un grand sage poilu et barbu (enfin... pas si grand ): La vie est courte, profitez, amusez-vous et aimez!

Pour le reste: Bonne Nuit!

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04 août 2008

métro, boulot, dodo!

WHAT'S THE FUCK!

ça fait plus d'un mois que je n'ai rien écris sur ce foutu blog...

Bon, essayons de rattraper le retard ^^

Tout d'abord ces derniers mois ont été propices au changement, en vrac: changement d'homme, de garde robe, de look (définitivement le crâne rasé et la barbe), de boulot et bientôt de lieu de vie (et non ce ne sera pas sous un pont, lol)


Je zapperai la phase "je me sépare de mon mec" (ça vous regarde pas après tout) pour vous parlez plus en détail de mon nouveau look...

...

...

...

Voilà qui est fait!

Comment ça il n'y a rien là dessus?

Peut-être parce qu'il n'y a rien a en dire? Je ne suis pas le genre d'individu, moi Môsieur (ou madame), qui ergote sur son nouveau t-shirt made in Zara, na!


Bon, quoi d'autre...

Ah, oui:

J'ai changé de boulot!!!! Adieu les petits cons pré/post-pubères fils/filles à papa du collège privé où j'ai bossé toute l'année dernière. Adieu la grosse dinde incompétente cheftaines des surveillants. Adieu les gros connards de profs sous-diplômés qui vous regardent de haut parce que vous n'êtes qu'un surveillant (même si vous avez 5 années d'étude de plus qu'eux). Adieu job tout pourri qui vous permet même pas de bouffer convenablement. Adieu salaire de misère, veaux, vaches, cochons et dindes (on y revient). Et bonjour les clients anxieux de canal+/canalsatellite qui regrettent certainement d'avoir choisi ce fichu décodeur qui marche pô.

Oui... Je suis, depuis maintenant un semaine, téléconseiller...

"Jean-François à votre écoute bonjour, que puis-je pour vous?"



Sinon j'ai trouvé une chouette collocation près de Caulier (pour ceux qui connaissent pô, c'est un quartier de Lille). Enmménagement prévu pour dans 26 jours à compter de cette date. Je suis donc actuellement dans la phase: Opération Carton. Ou comment mettre en carton quelques centaines de livres et de bd...

C'est marrant, un déménagement c'est un peu le moment où on peut faire le point sur sa vie, à l'aide de toutes ces choses qu'on a engrangés. C'est encore pire quand on passe de l'environnement spacieux d'une maison à celui d'une chambre. Il s'agit alors de faire le tri des choses qu'on souhaite garder et de celles dont on peut se défaire. Une variante de la question "qu'emporteriez-vous sur une île déserte?"

Evidemment cela amène d'autres questions:

Et quid de mes affaires si je devais partir vivre dans un autre pays? Qu'emménerai-je avec moi? Qu'est-ce qui m'est vraiment indispensable?

En fait ces questions trouvent leurs réponses dans une autre réponse. Celle qui répond à cette simple question:

Suis-je matérialiste?


Question oh combien angoissante quand on y songe. Qui voudrait voir sa vie attachée, handicapée, par des objets? Dans quelle mesure ces objets vont me rattacher à des événements passés, à des personnes ou des idées? Et si ces objets formaient finalement une grosse partie de ma personnalité?

Comme si, dans notre société, la notion de possession était une composante de notre personnalité. Je possède donc je suis. Mais suis-je vraiment I-pod, Mc Do, Levi's, Zara, Nike, Sony ou Microsoft. Mais ces objets/Marques n'ont-ils pas déjà en soit une personnalité propre? Dans quelle mesure est-ce que je participe moi-même à la personnalité de ces marques?

Car après tout on y participe à cette fichu personnalité des marques. C'est notre image que l'on appose sur ces dernières lorsque, fiers comme des cons, on défile dans la rue pour Adidas, Jules, Apple ou Armani. Le pire c'est qu'en servant de panneau publicitaire ambulant c'est un bout de notre personnalité que l'on va sacrifier: " Je porte ce pantalon et cette veste car, dans mon moi intérieur ,ce sont les vêtements qui me caractérisent le mieux. Et étant moi-même un être exceptionnel (car tout être est unique après tout) j'offre à la Marque mon corps sublimé par ces vêtement." pense le petit Ken quand Barbie n'est pas là. Finalement en faisant les course on en serait presque à s'acheter un bout de personnalité:Suis-je plutôt Phillips ou Morris aujourd'hui?

Je n'en arrive pas là par hasard. Lors de la fabuleuse formation accélérée de quatre jours pour mon nouveau boulot, on n'a eu de cesse de me parler de l'esprit Canal: Les gens qui se font couillonner pour 33 euros par mois respirent l'esprit Canal. On doit les rassurer selon l'esprit Canal.
Sauf qu'a aucun moment un être humain n'a daigné m'expliquer en quoi consistait l'esprit Canal... D'aileurs, est-ce qu'une société de quelques milliards d'euros peut développer une forme d'esprit (une conscience?). Là encore, on reviens finalement que ce qui constitue l'Esprit d'une Marque: les pauvres couillons qui ont l'idée de souscrire à cette Marque. Finalement, que ce soit Canal, Nike, Cocacola, Levi's ou Sony, leur image doit moins à des publicitaires qu'à leur clients. Partant de là, nous sommes tous "spots" publicitaire ambulant, nous sommes l'image de marque de la Marque et peut-être qu'en soit nous pourrions demander à bénéficier d'un salaire pour cela.

Et je ne dis pas ça parce que j'ai vu qu'un simple t-shirt avec écrit Celio dessus était maintenant vendu aussi cher qu'un t-shirt Adidas (où il n'y a même pô Adidas écrit dessus. ben oui, si c'est écrit c'est plus cher).


bon, pour la prochaine fois on essaiera de parler de super-héroes. Parait qu'il y en a plein qui trainent dans les cinéma ces temps-ci.


Byecha!


Ps: Pour ceux que cela turlupine: un sac de couchage, un couteau, un briquet et 6 cures dents sont les seuls objets pour survivre à ce monde hostile. Vous pouvez aussi remplacer les cures dents par une astucieuse brosse à dents (mais c'est plus cher et non recyclable). Et non, une bible ne vous permettra jamais de vous en sortir dans la vie, sauf si vous avez besoin de combustible rapide (dans ce cas je vous conseille les petites bibles offertes gracieusement par les drôles de messieurs à la sortie du métro certain jours de l'année).

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10 juin 2008

Gay Pride de Lille 2008

Yop, Yop,

Malgré une ciel peu clément la Gay Pride lilloise 2008 a rassemblé près de 6000 personnes.

J'y ai fait quelques photos.



Jetez-y un œil ^^

Byecha!

ps: Promis, j'essaierai de faire plus long la prochaine fois...

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07 juin 2008

PRIIIIIIIIIDEEEEEEEE!

Yop Yop!

Aujourd'hui sur Lille c'est la Gay Pride!


ça va être aquatique...

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03 juin 2008

La vie comme elle vient.

Célibataire...

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25 mai 2008

Du cullllllllll! (suite...)

Petite critique des derniers films vu récemment.


On commence par :

indiana

Bon, je vais pas m'étendre dessus, je vais juste dire ce que j'ai aimé et ce que je n'ai pas aimé.

Les trucs cool:

Le retour d'Indiana Jones en pleine forme. Harrison Ford retrouve sans difficulté le personnage.

L'ambiance des précédents films est absolument retrouvé.

Les acteurs sont bons, les personnages crédible. La méchante, jouée par Kate Blanchett, excellente.

Bref, l'univers est parfaitement respecté, le vieillissement du héros assumé, même le fils du héros (oui, là je spoile, mais bon, tout le monde s'en doutait un peu quand même...) est vraiment bien amené et crédible. Bref, il y a là tout pour faire un film réussi.

Ce qui plante le film:

D'une part, le fait d'intégrer des scènes "spéciale pour les gosses". Le coup des chiens de prairie, des "pitit singes tout mignons" ou du jeune héros qui joue à Tarzan, ben ça passe pas. Là, on sentirait presque la patte de G. Lucas avec une volonté de faire du mignon à la Ewoks. Bref, de quoi décrédibiliser le film (même si ce genre de scène ne sont pas si nombreuses, il y a comme un décrochage lorsqu'elles apparaissent, d'un coup on cesse d'y croire).

D'autre part, et là c'est ce qui de mon point de vue casse complètement le film, tonton Spielberg a encore cédé à sa manie de mettre des ET partout. Et là, des ET dans un Indiana Jones, ben on y croit plus du tout. Pourtant la façon d'amener la chose n'était pas raté du tout. Le film commence par l'enlèvement d'un des corps retrouvé à Roswell auquel participe Indiana contre son gré. Mais au lieu d'extraterrestre, on aurait préféré voir une société humanoïde très évoluée qui aurait pu être prise pour des ET. Qui plus est, on nous vend une cité (d'or) fabuleuse où technologie et raffinement fait loi et finalement on nous dit à la fin qu'il ne s'agit que d'une légende pour expliquer le fait que la scène finale a lieu dans une minuscule pièce et non dans ladite fabuleuse cité d'or (ce qui aurait en soit eu plus de gueule tout de même). Pour finir, même si la scène est réellement sublime, le décollage du vaisseaux ET fait vraiment Too Much.

Le plus inexplicable c'est que Spielberg avait déjà planté un film comme ça. Dans IA il n'avait pas pu s'empêcher de finir le film sur l'arrivée des ET; plutôt que de laisser le gamin crever tranquillement au fond de l'eau (ce besoin de Happy End à l'américaine....). A croire qu'il plante un film d'ET sur deux. ET est, il faut l'avouer, une grosse daube (je sens plein de gens commencer à me haïr là ^^) alors que Rencontre du 3ème Type est un chef d'œuvre. IA est un excellent film qui finit mal a cause des ET, La Guerre des Mondes est un monument de film de SF tendance Survival. Enfin, Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal se plante, là encore à la fin (parce qu'il y a de très bonne choses dans ce film tout de même), de nouveau à cause des extraterrestre.

Bon, on peut au moins se dire que le prochain film de Spielberg comportant des ET sera réussi...

Passons à autrement plus réjouissant:

teeth


L'histoire d'une prude adolescente qui cherche à protéger sa virginité dans ce monde de brute. La jeunette s'appelle Dawn et est un membre particulièrement actif du club de chasteté de son lycée. La demoiselle croit encore au prince charmant, les yeux humides plein d'étincelles, pour lequel elle se réserve. Voilà-t-y pas que le prince en question se présente à sa porte et qu'il se révèle au final pas si charmant que cela. Passe encore les bisous au bord du lac mais la tentative de viol dans une grotte porte un coup définitif à leur relation. En parlant de coup, c'est à coup de dents, dont mère nature a doté son vagin, que la jeune Dawn met fin à leur relation, sectionnant le zizi du prince charmant. La voilà en pleine révolution sentimentale et physique, la pauvresse ne comprenant pas ce qu'il lui arrive, ni pourquoi les jeunes hommes autour d'elle, à commencer par son frère, cherchent à tout prix à s'envoyer en l'air avec elle. C'est donc une débauche de bites coupées qui arrivent au regard du spectateur, montrant Dawn en vengeresse vaginale. Le film tape vraiment fort, là où ça fait mal, n'hésitant pas à monter les membres sectionnés. La relation entre Dawn et son frère est franchement malsaine (enfin, le frère est un psychopathe en puissance) et c'est finalement toute la pudibonderie et la bêtise humaine qui s'en prend plein les dents.

Le film est très bien mené, l'actrice principale vraiment excellente dans ce rôle de gentille cruche pleine de désillusions qui a de grosses difficultés à contrôler son organe denté.

Le seul regret porte sur la relation au frangin que j'aurai osé laisser aboutir. Il aurait été intéressant que "le prince charmant à la zigounette d'acier" soit finalement le frère salopard (mais très sexy) psychopathe. Mais bon, là ça aurait certainement été trop osé pour le marché américain (déjà qu'elle couche avec son frère; heureusement adoptif ^^).

Un très bon film.

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21 mai 2008

Au ciel, tout va bien!

Yop Yop!

Aujourd'hui je n'ai pas eu beaucoup de temps pour écrire sur le blog alors j'ai farfouillé dans "Les documents perdus" (à comprendre les document qu'on finit par retrouver par hasard au détour d'un nettoyage d'ordinateur). J'ai ressorti le début d'une pièce que je m'étais amusé  à écrire il y a quelques années (boudiou j'avais 19 ans à l'époque). J'ai repris l'ensemble, remis deux trois choses plus actuelles, mais l'essentiel est là.


J'espère que ça vous plaira. J'essaierai de publier la suite au fur et à mesure...


Au_ciel_Acte_1___sc_ne_1

A plus!

ps: Il s'agit d'un document pdf, y a qu'a cliquer dessus et ça viendra par magie ^^

Posté par tigrounord à 18:26 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2008

Du Cuuuuuullllllll!!!!!!!

What's the fuck?

De retour sur le blog après quelques aventures sentimentalo-culturo-scolaire (oui, oui, une histoire de concours pour devenir professeur, je genre de truc qui ne rigole pas. Faut savoir être sérieux parfois). 

Donc voilà, le printemps favorisant les montées hormonales, nous allons parler un peu de cul dans les prochains Post. Et histoire de bien commencer commençons par évoquer mes dernières prouesses sex.... Euh... Non, laissez tomber (trop avant-gardiste...). Parlons plutôt de Shortbus.


shortbus

Film sorti en DVD il y a quelque temps déjà et que j'ai revu il y a quelques jours. Mais avant de parler de ce film et de ses particularités abordons la question du réalisateur: John Cameron Mitchell. Il n'est pas moins que le créateur de la comédie musicale culte Hedwig & The Angry Inch (dont je ferai une critique dès que j'aurai mis la main sur le fourbe qui m'a emprunté mon DVD et ne me l'a pas rendu, grumph). Pour ceux qui ne l'auraient pas vu il s'agit d'une comédie musicale rock mettant en scène un travesti a la poursuite de son amant qui lui a piqué ses chansons.

Shortbus parle de tout autre chose. Ce film parle de cul... plus exactement de sexualité sous toutes ses formes. Et pour en parler l'idéal est de le montrer ^^. Le film commence donc par la présentation d'une petite troupe de personnages en train de s'adonner à diverses pratiques sexuelles: de la masturbation acrobatique au sadomasochisme en passant par la banale pénétration bite/chatte hétéro-normée; toutes les scènes sont réelles, rien n'est caché tout est montré. Les dix premières minutes du film expliquent donc pourquoi le film est considéré comme pornographique aux Etats-Unis (mais juste interdit au moins de 16 ans en France). Pourtant ce film est loin d'être un film porno. Le propos est intelligent, construit. Le but de cette première scène, hormis la présentation des personnages, est de dévoiler ceux-ci dans leur intimité la plus stricte pour pouvoir ensuite les dénudé un peu plus sur le plan humain.

Le film suit donc toute une troupe de new-yorkais tous un peu paumés sentimentalement et sexuellement. Ainsi on suit les aventures de Sofia, une sexologue qui n'a jamais connu l'orgasme. Elle simule depuis des années ses orgasmes afin de ne pas blesser son mari Rob. Jusqu'au jour où un couple vient la consulter. Il s'agit de James et Jamie qui souhaitent ouvrir leur relation à une tierce personne. Suite a une consultation quelque peu nerveuse (elle finit par gifler Jamie) elle finit par révéler son problèmes aux garçons qui l'inviteront à passer la soirée dans un club un peu particulier: le Shortbus.

Le Shortbus est un club underground où il n'existe aucun interdit en terme de sexualité. Le club est tenu par Justin Bond, un travesti extraverti, qui se fait un plaisir de faire visiter son établissement à notre pauvre amie en manque d'orgasme. Là elle rencontrera Severin, une maîtresse dominatrice qui essaiera de l'aider. Pendant ce temps notre couple de garçon semble avoir trouvé leur troisième partenaire, un certain Ceth, un ancien mannequin. Mais c'est sans compter sur Caleb, qui les observe depuis quatre ans depuis la fenêtre du bâtiment opposé à leur appartement.

Tout ce joli de petit monde va se mélanger, se toucher, s'aider à avancer et, petit à petit, résoudre leurs problèmes existentiels.

Ce film aborde diverses questions de façon frontale et cherche à ébaucher quelques réponses.

La première question est celle de la compatibilité du couple. Sofia aime Rob et inversement mais dans cette relation aucun des deux n'est vraiment heureux. Entre l'une qui n'arrive pas à avoir d'orgasme (et le problème n'est pas lié à la taille du kiki du monsieur car celui-ci est sommes toute bien fourni par Gaïa) et l'autre qui n'assume pas ses penchant sadomaso, on s'aperçoit graduellement qu'ils ne sont pas réellement fait l'un pour l'autre. Finalement ils trouveront leur satisfaction en se liant à d'autres personnes.

Le second sujet abordé est celui de la mort d'un des partenaires dans le couple. James est séropo et sa principale crainte est de laisser Jamie tout seul après sa mort. C'est de lui qu'est venu l'idée d'ouvrir leur couple à une troisième personne. Qui n'est rien que moins que son remplaçant en fait. Le film aurait pu tomber dans le glauque total version encore un film où ça finit mal pour les PD mais c'est sans compter sur le talent des scénaristes. Toute la question pour ce personnage est de comprendre pourquoi son homme ne veut pas le remplacer, James ne semble pas concevoir que Jamie puisse ne pas vouloir quelqu'un d'autre que lui dans sa vie. Toute sa problématique est d'accepter l'amour de son copain.  Et c'est sa rencontre avec Caleb (le voyeur) qui mettra tout cela en exergue.

Caleb vit sa vie amoureuse par procuration. Il observe les garçons en permanence et lorsque le couple si parfait semble sur le point de se dissoudre, avec l'arrivée d'une troisième personne, il panique et décide enfin e prendre contact avec le monde réel. Ce personnage évoque la façon dont nous pouvons parfois avoir peur de nous confronter au monde réel. On préfère parfois rester observateur plutôt qu'acteur. Or, "regarder c'est déjà participer" dira l'un des employé du Shortbus. Son contact avec James va le renvoyer à sa solitude et à ses désirs mais aussi va lui permettre de prendre confiance. James, qu'il a sauvé de son suicide, va lui montrer toute sa confiance et l'aider à sortir du monde d'observation qu'il occupe. En contrepartie, Caleb va aider James à réaliser la teneur du couple qu'il forme avec Jamie.

Tous les troubles sentimentaux, et autres frustrations de nos amis seront relayés par des fluctuations du système électrique jusqu'à la rupture où la panne d'électricité plonge la ville dans le noir. C'est à la lumière de la bougie que se résoudront les différentes intrigues jusqu'à un final très musical qui, tel une Deux Ex Machina, rendra la lumière à toute la ville en même temps qu'une certaine jeune femme connaîtra l'orgasme.

Bref, si vous voulez voir un film où les personnages chantent l'hymne américain dans le cul de leur partenaire, éjaculent sur une tableau de maître,  où Jennifer Anniston fouette allègrement les fesses de son mec, où un œuf peut vous faire vibrer et qui vous laissera un sentiment de plaisir et de bonheur à la fin, allez voir Shortbus!

Pour finir, voici la définition de ce qu'est un shortbus: ça évoque le célèbre car scolaire américains. Les enfants normaux empruntent les Schoolbus, le long car jaune. Le Shortbus, plus court, qui le suit de près est réservé aux handicapés, aux enfants caractériels ou aux surdoués, à tous ceux qui sont hors-normes et ont besoin d'attention particulière. Comme quoi, on est tous plus ou moins bon pour le Shortbus.


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08 mars 2008

Be kind!

Dernière aventure cinématographique...

Retour au Majestic et sa population de Bobo.

Bon, on dira ce qu'on veut, mais un cinéma où la caissière vous accueille avec un sourire et un p'tite plaisanterie, où le videur ne donne pas l'impression de sortir de prison et où les spectateurs sont des êtres humains civilisés, c'est quand même bien agréable ^^. Cette fois-ci, pas de hurlement ou de téléphone tonitruant, ni de Con ou Connard venus au cinéma comme ils seraient venus au bistrot du coin, c'est à dire déjà grossièrement bourrée, et encore moins de jets de popcorn, de gobelets de soda voire de membres  humains.

Donc nous sommes allés voir Soyez Sympa, Rembobinez! (Be Kind, Rewind). C'est le dernier film de Michel Gondry, réalisateur de Human Nature, Eternal Sunshine of the Spotless Mind et de la Sciences des Rêves. Je tairai tout le bien que je pense de ses précédents films, je préciserai simplement qu'Eternal Sunshine fait partie de mes films préférés (la scène finale me fait toujours chialer ^^). Qu'en est-il de son dernier film?

D'abord petit coup d'œil sur l'affiche du film:

be_kind_rewind

Sympathique n'est-ce pas? Tout en collage, bricolage et astuce. Et bien le nouveau film de Gondry est à l'image de cette affiche: une sorte de collage, bricolage insensé qui offre la meilleure comédie de ce début d'année (non, je n'ai pas encore vu Bienvenue chez les Ch'tit!)

C'est l'histoire de Fat Wallers qui a grandi à Paissac, qui fut l'un des plus grand Jazzman du monde et qui a grandi dans une petite maison où l'on peut maintenant trouver un vidéo club. Non, attendez, c'est plutôt l'histoire d'un type qui devient magnétique et qui efface toute les cassettes vidéo du vidéo club de son meilleur copain. C'est aussi un film sur une ville pas très riche située non loin de New-York où les gens décident de s'approprier leur Histoire comme bon leur semble. Vous n'y avez rien compris? C'est pas grave, ça met en évidence la profonde richesse du film. Car du fond, il y en a dans ce film: partant d'un climax comique, le copain magnétique qui met à mal le vidéo club de son pote, on dérive doucement sur ce qui fait la nature même du cinéma. En effet, les deux amis n'ont pas d'autre idée que d'aller tourner à leur façon les grand classique du cinéma populaire. Ils inventent un nouveau terme pour ce format de film, Sueded ("qui vient de Suède, donc de loin et qui est fait main" dixit l'un des personnages), et s'attaquent à des monuments de la culture populaire comme Ghostbuster, Robocop ou encore 2001 l'odyssée de l'espace. Les films sont fait sans moyen, à l'arrache, en quelques heures chrono avec les même acteurs. Là où les choses deviennent intéressantes c'est quand les gens du quartier commencent à demander de plus en plus de ces films Sueded. Pour faire face à la demande les deux amis, secondés par une jeune femme, recrutée lors de tournage de la version Sueded de Rush Hour, n'ont pas de meilleure idée que de proposer aux personnes venus louer un film de participer au film lui-même. Et là se pose deux idées fondamentales du film. La première c'est que pour faire du cinéma il n'y a pas besoin de grands moyens, juste beaucoup d'astuce, de la débrouillardise et surtout une Foi aveugle. Un peu comme lorsque Steven Spielberg a décidé un jour de tourner un film avec un requin mécanique qui ne fonctionnait pas...

La seconde idée c'est la façon dont les gens  s'approprient leur Histoire et la façon dont ils s'approprient les éléments de leur culture populaire. Les films leur appartiennent sur le plan culturel et ils ne se sentent à aucun moment gêné par le fait de les réinterpréter. Une scène clé du film est celle où les avocats de grands studios de cinéma viennent pour détruire les cassettes des films Sueded, car eux se considèrent comme propriétaires des œuvres fixées sur les cassettes, œuvres qui au final n'ont que le titre en rapport avec le film "piraté". Au final, toute la petite ville va se regrouper autour d'une idée, celle de filmer la vie de Fat Wallers, dont nombres de scènes jalonnent le film. Sauf que... Fat Wallers n'a jamais vécu dans la petite maison où se trouve le vidéo club et qu'une partie de l'histoire est un mensonge. Mais la population n'en a pas grand chose à faire: si Fat Wallers n'a pas vécu ici, tant pis, inventons lui une vie fictive. Ainsi chaque habitant de la ville va  participer à broder la vie imaginaire d'une célébrité et la mettre en image. L'un des personnages dira "c'est notre histoire, on en fait ce qu'on en veut!"

Gondry cherche à montrer de quelle façon nous prenons possession de notre culture. Il dénonce aussi l'hypocrisie des studios qui, à grand renfort de matraquage publicitaire, nous ont forcé à ingérer cette culture populaire et qui, pourtant, continuent à la considérer comme la leur. Attaquer des gens, à qui on a forcé à bouffer des concepts culturels, parce qu'ils réinterprètent ces éléments qui sont maintenant devenus leur culture, c'est comme si Walt Disney avait attaqué Keith Harring parce qu'il avait repris l'image de Mickey dans l'une de ses peintures, comme si Marilyn Monroe avait amené Andy Warhol en justice pour avoir utilisé son image ou comme si quelques dessinateurs avaient dit à Roy Lichtenstein de brûler ses tableaux parce qu'ils reprenaient des images de comics. Mais d'aucun diront qu'il faut encore que les œuvres refaites aient une portée artistique. Bon, si une œuvre qui a nécessité une travail de réflexion suscite une émotion (plaisir, dégoût, etc) auprès d'une majorité de personne, on peut considérer qu'il s'agit là d'œuvre d'art (oui, c'est du populisme aussi, je sais ^^).

Enfin, au delà de ces considérations artistiques, rassurez vous, le film est bien fun, les acteurs absolument dans le coup et vous passerez un très bon moment de cinéma.

Sans oublier que l'on retrouve l'onirisme et la poésie de Gondry. Et ça c'est vraiment du grand art.


Sinon, le site internet du film propose les version Sueded des films vus dans le film. Mais aussi des film Sueded faits par des spectateurs. C'est très sympa et ça vous permettra d'avoir You tube version Sueded.

http://www.bekindmovie.com/youtube.html


Amusez-vous Bien ^^

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02 mars 2008

Du cinéma...

Vu hier, après une bonne carbonnade flamande:


JumperG




Bien, les faits relatés à partir d'ici ne sont que pur fantasme de l'auteur de ce blog...


20h10: évidemment on est en retard. Les bandes annonces ont certainement déjà commencées... Heureusement, nous nous frayons rapidement un chemin dans la foule hétéroclite du cinéma UGC; J. le cub qui nous accompagne, nouveau pote rencontré dans la soirée, exploite à merveille son mètre 95 pour écarter de son chemin tout obstacle pouvant nous ralentir. Pour ma part je me contente de courir dans son sillage, sautant de temps à autre au-dessus des corps sans vie des pauvres êtres qui ne se sont pas écarté à temps de notre fatal chevauchée.

20h13: nous arrivons au contrôle des tickets. Nous les montrons aux armoires à glace en place puis nous engageons dans l'allée menant à la salle où est projeté notre film.

20h15: Nous sommes enfin installé. Les bandes annonces ont déjà commencé. Tandis qu'une pub pour une nouvelle voiture à la mode passe à l'écran un groupe de nanas débat de problèmes existentiels: Oui, le port du string sera encore effectif cette année...

20h17: Deux mecs viennent s'installer non loin de nous. Ils squattent mon champ visuel avant gauche et le perturbent de leurs gesticulations. Ils semblent enfin se calmer un instant ou deux après.

20h20: le film commence.

20h35: cela fait déjà 10 minutes que les mecs ont commencé à reprendre leurs gesticulations. L'un s'est retourné vers l'autre. Ils commencent une conversation hautement philosophique (j'imagine que ce devait être au moins de cette teneur. Ils n'auraient tout de même pas osé perturber la projection du film pour un sujet sans importance). Malheureusement, le reste de la salle ne peut suivre leur débat passionné: en effet, le réalisateur du film projeté ce soir a eu l'idée de mettre des dialogues, et même de la musique coupant régulièrement les échanges des deux connards en face de nous. J'ai dis connards? Oups...

20h45: la scène de coucherie traditionnel de tout bon film d'action pour adolescent (a y est! J'ai compris pourquoi ce film me bloque un peu) arrive enfin. Les mâles hétéro-beaufs de la salle se mettent à gueuler, grogner (braire?), pour montrer leur contentement de voir une nana en sous vêtements à l'écran. Quelques ados sont à deux doigts d'éjaculer dans leur futal. Pour la centième fois ce jour là, je me dis que je me suis trompé de pays... Les deux cons sont bien évidemment de la partie.

21h10: Con et Connard sont sortis et revenus trois fois dans la salle de projection après que leurs téléphones aient sonné et qu'ils y aient, bien entendu, répondu. Certains spectateurs semblent montrer quelques signes de mécontentement à mes cotés.

21h30: la conversation philosophique s'est muée depuis longtemps en gueulement régulier. Les gens autour de moi s'énervent de plus en plus. Le film nous gave pas mal, de plus, Con et Connard nous gavent encore plus.

21h35: Con gueule, Connard lui répond. Grognement derrière moi. Je me retourne, vois des visages exaspérés. D'un signe de tête nous nous mettons d'accord. Une dizaine de personnes se lèvent d'un seul homme. Nous nous dirigeons vers Con et Connard. Je tape sur l'épaule de Con. Je souris.

21h45: Une foule en colère remonte en hurlant, bavant, rageant, la rue de Béthune. De la nuée de gens, on peut voir se balancer deux pics en bois au bout desquels les têtes de Con et Connard affichent un air surpris.

22h: la foule s'empare de la gare Lille Flandres. Les premiers trains en directions de Paris sont sur le départ. On peut voir, accrochées à l'avant de la motrice du premier TGV, les têtes de Con et Connard toujours aussi surpris.

23h02: les gens débarquent Gare du Nord et se dirige vers l'Élysée.

23h30: la foule draine de plus en plus de monde (De l'avantage de vivre dans un pays de Gnous). 1 millions de personnes en colère arrivent devant les grilles de l'Élysée.

17h: heure à laquelle j'écris ces lignes. Je regarde Paris assis sur l'un des parapets de Montmartre. Des colonnes de fumée s'élèvent ici et là. Il y a quelques heures, j'ai vu des têtes gouvernementales finirent en haut de longues perches de bois plantées devant les grilles d'un grand palais. La république vient de se casser la gueule... Tiens, une nuée d'oies passent juste au-dessus de moi. Le printemps est de retour. :)



Bref, tout ça pour dire que je ne remettrait plus les pieds dans le cinéma UGC de Lille un samedi soir. C'est peuplé de connards, les films sont chiants et, en plus, ça me donne des envies de Révolution.




Oh, sinon... Ravi d'avoir fait ta connaissance très cher Julien ^^

Posté par tigrounord à 18:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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